CAIN Georges Paris 14-4-1853 – Paris 4-3-1919.

Attiré par l’art pictural, ce fils et petit-fils de sculpteurs entra à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Elève dans

l’atelier d’Eugène Cabanel, de Georges Vibert (1840-1902) et d’Edouard Detaille, ce dernier l’influença

particulièrement. Tourné vers l’histoire comme son maître Detaille, influencé par sa technique méticuleuse,

Georges Cain s’inspira de faits historiques sur fond de toile du vieux Paris. L’ensemble de sa production,

présenté aux Salons dès 1878 fut fort apprécié des critiques d’art : Rixe au Café de la Rotonde en 1814, le Buste

de Marat au pilier des Halles, Napoléon après l’abdication, Bulletin de victoire de l’armée d’Italie en 1797, une

Noce sous le Directoire, Duelliste au rendez-vous, Napoléon et la sentinelle, Marie-Antoinette allant à

l’échafaud, Répétions de Madame Sans-Gêne, etc. des oeuvres aujourd’hui conservées au musée d’Amiens, de

Bayeux et particulièrement au musée Carnavalet qu’il dirigea plusieurs années.

Outre ses travaux, il illustra la Cousine Bette de Balzac, le Barbier de Séville de Beaumarchais et fit éditer ses

« promenades à travers la capitale: Coins de Paris, Promenades dans Paris, Anciens théâtres de Paris, A travers

Paris, le Long des rues, les Environs de Paris, etc

Auteur de plusieurs écrits parus sous forme d’articles illustrés (1902 et 1913) et porté vers la collection

d’oeuvres d’art, il entra comme conservateur d’un musée fondé par Jules Cousin, bibliophile qui avait légué à la

ville de Paris le fond constituant actuellement la bibliothèque Carnavalet. Directeur de cet ancien et magnifique

hôtel remontant à la Renaissance, l’ambitieux conservateur mena de nombreux travaux, tenta des reconstitutions

d’époques au moyen d’une série de boiseries et personnalisera profondément l’histoire du musée. Liant à l’art,

l’histoire de Paris, Georges Cain fut sans aucun doute le créateur de l’actuel musée Carnavalet. En 1899, il

réorganisa les salles de la révolution, leurs adjoignant une galerie du siège de Paris. Dès 1900 il organisa

plusieurs expositions, acquis de nouveaux bâtiments afin d’établir une chronologie plus étendue. Mais la

première guerre mondiale mit fin à ses activités qui lui étaient si chères et, aux premiers mois de la paix, M.

Georges Cain mourut d’une congestion cérébrale.

Monument de la famille Mène-Cain, indiqué par deux initiales (M.C) et décoré d’une branche d’hortensia.

Chemin Troyon : 28e div


Paul Bauer

Fondateur et Guide Paris

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